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Manque à gagner : comprendre et calculer les pertes

Arnaud Laurenson
le
18/3/24

1. Introduction

Dans le monde des affaires et de la finance, le terme "manque à gagner" résonne avec une importance particulière, surtout lorsqu'il s'agit de marchés publics et de l'optimisation des ressources fiscales de l'État. Ce concept, au cœur des préoccupations économiques, mérite une attention détaillée afin de comprendre ses implications et la méthode de calcul associée. À travers cet article, nous plongeons dans la définition du manque à gagner, sa méthode de calcul et ses conséquences directes, tout en intégrant des termes clés tels que marché public, manque à gagner, millions de dollars, et bien d'autres.

2. Définition du manque à gagner

Le concept de manque à gagner, essentiel dans le domaine économique, mérite une exploration approfondie pour saisir pleinement ses implications et ses applications. Défini comme l'écart entre les revenus que l'on s'attendait à percevoir et ceux qui sont réellement enregistrés, le manque à gagner concerne une variété d'entités, allant des petites entreprises aux grandes institutions. Toutefois, c'est au niveau de l'État que cette notion prend une dimension particulièrement critique, étant donné l'impact direct qu'elle peut avoir sur les capacités de financement et de développement de politiques publiques.

Les marchés publics et les contributions fiscales représentent deux piliers fondamentaux sur lesquels repose la majorité des ressources de l'État. Les marchés publics, impliquant des contrats entre les entités gouvernementales et les entreprises privées pour la fourniture de biens, de services ou de travaux, constituent une source majeure de revenus et d'investissements dans l'économie. D'un autre côté, les contributions fiscales, collectées sous forme d'impôts et de taxes auprès des citoyens et des entreprises, alimentent le budget de l'État, permettant ainsi de financer les services publics et les infrastructures. Lorsque les revenus issus de ces sources sont inférieurs aux prévisions, l'État se trouve confronté à un manque à gagner, avec des répercussions potentielles sur sa capacité à remplir ses fonctions et à réaliser ses objectifs de développement.

Gaël Grilhot, renommé pour ses analyses pénétrantes dans le domaine économique, souligne l'importance capitale du manque à gagner dans la planification financière et la formulation des stratégies de développement. Selon lui, une compréhension approfondie de ce concept permet aux décideurs de mieux anticiper les fluctuations économiques et de mettre en place des mécanismes de gestion des risques plus efficaces. En effet, une évaluation précise du manque à gagner peut aider à ajuster les politiques fiscales, à réorienter les investissements dans les marchés publics, et à optimiser l'allocation des ressources pour soutenir les secteurs les plus affectés ou prioritaires.

La pertinence du manque à gagner réside également dans sa capacité à servir d'indicateur pour l'évaluation des performances économiques et financières de l'État. Un manque à gagner significatif peut signaler des problèmes sous-jacents dans la structure économique, des défis dans la perception des revenus, ou des inefficacités dans la mise en œuvre des politiques publiques. En tant que tel, il constitue un outil précieux pour les analyses rétrospectives et prospectives, permettant aux économistes et aux planificateurs financiers d'élaborer des stratégies plus robustes et adaptées pour renforcer la stabilité économique et financière.

3. Comment calculer le manque à gagner

Le calcul du manque à gagner est un processus en trois étapes qui commence par l'identification des revenus attendus, passe par la mesure des revenus réels, et se conclut par le calcul de la différence entre ces deux montants. Chacune de ces étapes joue un rôle crucial dans la détermination de l'ampleur du manque à gagner et nécessite une attention minutieuse pour garantir la précision des résultats. Voici un développement de chaque étape :

Étape 1 : Identifier les revenus attendus

La première étape du processus consiste à estimer les revenus que l'entreprise ou l'institution prévoyait de générer sur une période donnée. Cette estimation s'appuie sur une variété de documents et de données, incluant les documents chargeables tels que les contrats signés, les factures émises, et les accords financiers en place. Les projections financières, basées sur des analyses de données historiques et des prévisions de marché, jouent également un rôle important dans cette étape.

L'objectif est de construire un modèle financier solide qui reflète au mieux les attentes en termes de revenus, en tenant compte des tendances du marché, de la performance passée de l'entreprise, et de tout facteur externe susceptible d'influencer les résultats financiers. Cette étape exige une compréhension approfondie de l'environnement économique dans lequel opère l'entité, ainsi qu'une capacité à interpréter correctement les signaux du marché.

Étape 2 : Mesurer les revenus réels

Une fois les revenus attendus clairement établis, l'étape suivante consiste à mesurer les revenus réels perçus pendant la même période. Cette mesure implique la collecte et l'analyse de toutes les entrées financières effectives, y compris les paiements reçus, les revenus générés par les ventes ou les services, et tout autre type de recettes.

Il est crucial à cette étape de disposer de systèmes de comptabilité et de gestion financière fiables et précis pour capturer toutes les transactions et garantir que les données financières reflètent fidèlement la réalité. Les écarts entre les revenus attendus et les revenus réels peuvent être dus à une multitude de facteurs, tels que des changements dans les conditions du marché, des retards dans l'exécution des contrats, ou une baisse de la demande pour les produits ou services offerts.

Étape 3 : Calculer la différence

La dernière étape du processus est le calcul de la différence entre les revenus attendus et les revenus réels, ce qui permet de déterminer le manque à gagner. Cette différence est souvent exprimée en unités monétaires, telles que les millions de dollars, et sert d'indicateur de l'impact financier direct des performances qui sont inférieures aux attentes initiales.

Calculer cette différence offre un aperçu précieux de l'efficacité des stratégies et des opérations de l'entreprise, mettant en lumière les domaines où les performances peuvent être améliorées. C'est également un outil essentiel pour la prise de décisions stratégiques, permettant aux dirigeants d'ajuster leurs plans et stratégies en fonction des réalités financières.

4. Conséquences directes et solutions

Le manque à gagner peut avoir des conséquences directes significatives sur la capacité d'une entité à financer ses opérations, mener à bien ses projets ou maintenir un niveau de service optimal. Pour l'État, cela se traduit par une réduction des ressources fiscales disponibles et peut conduire à une interruption de fonctionnement de certains services. La mise en œuvre de bonnes pratiques de gestion et de communication efficace est donc cruciale pour prévenir et minimiser ces pertes.

5. Conclusion

Comprendre le manque à gagner et savoir le calculer sont des compétences clés pour toute entité soucieuse de sa santé financière. Cela est d'autant plus vrai pour les acteurs des marchés publics et les gestionnaires des finances de l'État, où la précision des prévisions et la gestion efficace des ressources sont essentielles. En adoptant des stratégies proactives et en se tenant informé des meilleures pratiques, il est possible de minimiser l'impact du manque à gagner et de sécuriser les fondations financières de toute organisation.

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